
Choisir son statut d’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur, c’est la même chose) est souvent la première étape quand on veut se lancer à son compte. Le régime micro-entreprise est le meilleur choix pour 90% des débutants : inscription gratuite, comptabilité simplifiée, cotisations calculées sur le chiffre d’affaires réel, et possibilité de cumuler avec un emploi salarié.
Mais attention : ce statut n’est pas adapté à tout le monde. Si vous avez des frais importants, si vous dépassez les plafonds, ou si vous avez besoin de vous associer, d’autres options existent. Je vais tout vous expliquer simplement.
Micro-entreprise : pour qui, pourquoi ?
Le régime micro-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Selon Service Public Entreprendre, c’est le statut le plus populaire en France avec plus de 2 millions d’auto-entrepreneurs actifs.
Ses avantages principaux :
- Inscription gratuite en 20 minutes sur le guichet unique INPI
- Comptabilité ultra-simplifiée : un livre de recettes suffit
- Cotisations sociales proportionnelles : pas de CA = pas de charges
- Pas de TVA sous les seuils de franchise (37 500 euros en services, 85 000 euros en vente)
- Cumul possible avec un emploi salarié, la retraite ou le chômage
Les plafonds de chiffre d’affaires
Le régime micro-entreprise a des seuils à respecter. Depuis février 2026, selon LégiFiscal :
| Type d’activité | Plafond annuel |
|---|---|
| Vente de marchandises | 203 100 euros |
| Prestations de services (BIC) | 83 600 euros |
| Professions libérales (BNC) | 83 600 euros |
| Activité mixte | 203 100 euros total (dont max 83 600 euros services) |
Si vous dépassez ces seuils 2 années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel. Pour tout comprendre : guide complet des plafonds.
Les cotisations sociales et fiscales
C’est l’un des gros avantages du statut : vous ne payez des cotisations que sur ce que vous gagnez. Selon l’URSSAF, les taux sont :
| Activité | Taux de cotisations sociales |
|---|---|
| Vente de marchandises | 12,3% |
| Prestations de services (BIC) | 21,2% |
| Professions libérales (BNC) | 23,2% |
Avec l’ACRE, ces taux sont réduits la première année. Consultez mon guide sur l’ACRE en micro-entreprise. NB : à compter du 1er juillet 2026, la réduction ACRE passe de 50% à 25%.
En plus des cotisations sociales, vous devez payer : Pour aller plus loin, lisez aussi aides a la creation.
- L’impôt sur le revenu : soit via le versement libératoire (1 à 2,2% du CA), soit via la déclaration classique. Mon guide : versement libératoire.
- La CFE (sauf la première année). Mon guide : tout savoir sur la CFE.
Pour un récapitulatif complet de tous les frais : les frais en micro-entreprise expliqués.
Micro-entreprise vs autres statuts : le comparatif
Le micro-entrepreneur n’est pas le seul statut possible. Voici un comparatif simplifié selon les données de economie.gouv.fr :
| Critère | Micro-entreprise | EI classique | SASU/EURL |
|---|---|---|---|
| Coût création | Gratuit | Gratuit | 200 à 500 euros |
| Comptabilité | Livre de recettes | Bilan complet | Bilan complet + expert-comptable |
| Cotisations | Sur le CA | Sur le bénéfice | Sur le salaire |
| TVA | Franchise sous seuils | Obligatoire | Obligatoire |
| Déduction charges | Non (abattement forfaitaire) | Oui | Oui |
| Plafond CA | 83 600 / 203 100 euros | Aucun | Aucun |
| Idéal pour | Débutants, activité complémentaire | Charges élevées | CA important, investisseurs |
Quand la micro-entreprise n’est PAS le bon choix
Le statut micro-entrepreneur n’est pas adapté si : Pour aller plus loin, lisez aussi facturation en micro-entreprise.
- Vos frais dépassent 34% de votre CA (en services BNC) ou 50% (en services BIC) : l’abattement forfaitaire ne suffit pas, le régime réel serait plus avantageux
- Vous dépassez les plafonds de CA régulièrement
- Vous voulez vous associer : la micro-entreprise est forcément individuelle
- Vous avez besoin d’investir lourdement : pas de déduction des achats d’équipement
- Vos clients exigent la TVA : certains grands comptes refusent les factures sans TVA
Dans ces cas, une EURL ou une SASU sera plus adaptée. Mais pour débuter, la micro-entreprise reste le choix le plus sûr : vous testez votre activité sans risque, et vous changez de statut quand votre activité le justifie.
Les options à choisir à l’inscription
Au moment de vous inscrire, vous devez faire plusieurs choix importants. Selon l’INPI :
- Versement libératoire : à cocher si votre revenu fiscal de référence est inférieur au seuil (environ 27 500 euros pour une personne seule). Avantage : vous payez un pourcentage fixe sur votre CA au lieu de l’impôt classique.
- Périodicité de déclaration : mensuelle ou trimestrielle. Trimestrielle est plus simple, mensuelle permet un meilleur suivi. Mon guide : déclarer son CA.
- ACRE : demandez-la dans les 60 jours si vous êtes éligible. Mon guide : l’ACRE.
FAQ : statut auto-entrepreneur
Auto-entrepreneur et micro-entrepreneur, c’est la même chose ?
Oui, exactement. Depuis 2016, les deux régimes ont fusionné. « Auto-entrepreneur » est l’ancien nom qui est resté dans le langage courant. Le terme officiel est « micro-entrepreneur ».
Peut-on changer de statut plus tard ?
Oui, à tout moment. Vous pouvez passer de la micro-entreprise à l’EI classique, à la SASU ou à l’EURL. C’est même recommandé quand votre activité dépasse les plafonds ou quand vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire.
Combien ça coûte par mois d’être auto-entrepreneur ?
Zéro si vous n’avez pas de chiffre d’affaires. Les cotisations sont proportionnelles : pas de CA = pas de charges. Si vous faites 1 000 euros de CA en prestation de services, vous payerez environ 212 euros de cotisations sociales (21,2%). Le détail complet : frais en micro-entreprise.
Faut-il ouvrir un compte bancaire professionnel ?
Obligatoire si votre CA dépasse 10 000 euros pendant 2 années consécutives. Mais je recommande d’en ouvrir un dès le départ pour séparer vos finances. Consultez mon comparatif : quelle banque pour auto-entrepreneur.
Donc voilà pour le choix du statut. Si vous débutez, partez en micro-entreprise. C’est simple, gratuit, sans risque, et vous pouvez toujours évoluer plus tard. Le plus important, c’est de se lancer, pas de trouver le statut parfait. Posez vos questions en commentaire.
Et si vous ne l’avez pas encore fait, abonnez-vous à ma chaîne YouTube pour des tutos gratuits sur l’auto-entrepreneuriat.
Consultant en Marketing Digital pour les Entreprises depuis 2011. Créateur de Formations 100% Gratuites Et Libres d’Accès en Marketing Digital sur FormationsMarketing.fr et Youtube

A propos de Raphael Pailleret
Consultant en marketing digital depuis 2011, je partage sur ce site tout ce que j'apprends en testant moi-meme les outils et strategies : TikTok, Shopify, Facebook Ads, LinkedIn, e-commerce. Tout est gratuit, sans formation a vendre derriere.








Bonjour et merci pour ces éclaircissements ! Juste une précision apparemment le statut EIRL n’existe plus : https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F31498